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Deux nouveaux fonds d’archives aux AML

Bureau de Jacqueline Harpman

Deux fonds majeurs sont récemment venus enrichir les collections patrimoniales des Archives & Musée de la Littérature. Leur contenu a déjà fait l’objet d’un inventaire exhaustif, dans l’attente d’un dépouillement détaillé.

Le fonds Thomas Owen

Ce fonds comporte essentiellement des archives liées aux carrières parallèles de Stéphane Rey et de Thomas Owen, les deux pseudonymes sous lesquels a écrit Gérald Bertot (1910-2002). Celui-ci a travaillé pendant plus de 40 ans pour la meunerie Le Moulin des Trois Fontaines dont il deviendra directeur.

Sous le pseudonyme de Stéphane Rey, il est devenu critique d’art pour La Libre Belgique et pour L’Echo. Et c’est sous le nom de Thomas Owen qu’il a produit une oeuvre littéraire tournée essentiellement vers le fantastique. Il est élu membre de l’Académie de Langue et de Littérature françaises de Belgique en 1975.

Pour ce qui concerne Thomas Owen, le fonds se compose de manuscrits, notes de travail, correspondances, photos… et se complète d’une bibliothèque des oeuvres de l’auteur, d’oeuvres dédicacées d’auteurs belges tels que Jean Ray, Nadine Monfils, Claude Seignolle, Georges Linze, Stanislas-André Steeman, ainsi que d’essais consacrés à Thomas Owen.

Le fonds comporte également la totalité des critiques artistiques de Stéphane Rey, soit environ 8 500 articles sur fiches classées par nom d’artiste, de la correspondance échangée avec de nombreux artistes ainsi que des dessins, affiches et tableaux, généralement offerts et dédicacés à Stéphane Rey et/ou à Thomas Owen. Relevons les noms de Claude Lyr, Roger Somville, Marie Howet, Léonor Fini, J. J. Gailliard, Serge Creuz, Maria Noppen de Matteis, etc.

On trouve enfin des photos et documents concernant les études de Gérard Bertot, sa vie de famille, certains de ses vêtements préférés et son fauteuil de travail.


Le fonds Jacqueline Harpman

Jacqueline Harpman (1929-2012), psychanalyste et auteure belge, a légué par testament aux Archives & Musée de la Littérature, l’ensemble de ses archives littéraires ainsi que le mobilier, les livres et documents audiovisuels de son cabinet de travail.

Le fonds est riche de très nombreux manuscrits des oeuvres de l’auteure – comme Moi qui n’ai pas connu les hommes, La Plage d’Ostende, Orlanda, L’Apparition des Esprits, La Dormition des amants, La Fille démantelée – ainsi que de correspondances et documents liés à leur édition, des coupures de presse et quelques lettres de lecteurs.

La bibliothèque personnelle de Jacqueline Harpman, très éclectique, compte des exemplaires de ses oeuvres, en français et en langues étrangères, des dictionnaires et manuels de grammaire et de linguistique, des revues scientifiques, des livres, manuels et mémoires de psychanalyse, des romans policiers et de science-fiction.

L’ensemble se complète d’un certain nombre de cassettes audio, de musique et émissions radiophoniques, de DVD et cassettes vidéo.


Vignette: Le bureau de Jacqueline Harpman. Photo A. Piemme/AML