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Le jour où Jean-Paul Hubin se débarrassa de ses souvenirs

Né le 28 mars 1936, Jean-Paul Hubin débute sa carrière de photographe en couvrant des courses automobiles. Sept livres sont édités aux Editions Marabout de 1969 à 1972. Pour assurer le quotidien –il se marie jeune–, le photographe s’engage aux côtés de Marc Liebens, Jean Lefébure et Janine Patrick dans l’aventure du Théâtre du Parvis.

Fondé en ASBL le 1er juin 1969, le Théâtre du Parvis trouve place dans l’ancienne salle du cinéma Elysée au 92-96 chaussée de Waterloo –qui deviendra l’actuel Centre culturel Jacques Franck. Acquis par la commune de Saint-Gilles et entièrement rénové, le lieu est remis aux mains des jeunes artistes, moyennant stricte convention. Un budget de subvention doit aider à mettre sur pied quatre secteurs d’activité : un pôle d’animation socio-culturelle sous la supervision de Michèle Seutin ; des créations et accueils théâtraux essentiellement réalisés et/ou supervisés par Marc Liebens ; des expositions sous la férule d’Yvon-Marie Wauters ; des projections cinématographiques prises en charge par Jean-Paul Hubin.

Tout en assumant cette tâche, Jean-Paul Hubin photographie également certains spectacles – en collaboration avec Daniel Frasnay, photographe "attitré" du groupe. C’est à ce titre que, le 31 mars 2000, les Archives & Musée de la Littérature signent avec lui une convention. L’artiste s’engage à "tirer" plusieurs dizaines de ses clichés en vue d’une exposition, en échange de quoi il cède à l’institution les droits sur ses oeuvres pour tout usage interne.

Peu à peu, la collaboration s’intensifie et s’approfondit. Jean-Paul Hubin se passionne en effet aussi pour la littérature, particulièrement pour l’oeuvre d’Henry Miller. Il a écrit sur cet auteur un essai de jeunesse. Des manuscrits mais aussi certaines de ces publications viennent enrichir peu à peu les collections des AML.

Car Hubin s’est taillé un nom dans la photographie au fil des ans et des voyages – New-York, Mexique, Chine, Népal, Égypte, Rome, Venise… Il expose. Il publie. En 1980 se tient à Bruxelles "New-York en noir et blanc et en couleur", fruit de deux séjours, le premier "en couleur", le second "en noir et blanc", dans la métropole américaine. Plus près de chez lui, il expose à Wanze, autre exemple, sous l’intitulé : "Impression de Mexique". Quatre livres sont publiés dont "Jazz Impressions" (1986 ; préface de Georges Vercheval) car Hubin adore le jazz.

C’est une autre facette de son talent que nous révélons ici : l’autobiographie. "Sous le poids des images et des douleurs, aussi bien que des ans", Jean-Paul Hubin se confie. Parmi ces textes publiés à compte d’auteur ou demeurés inédits, Débarras, souvenirs d’égotisme, dont rend compte, dans le document ci-joint, un membre de l’APA-Association pour l'autobiographie et le patrimoine, Michèle Maitron-Jodogne.

Nous profitons de l’occasion pour remercier M. Hubin de sa générosité envers les Archives & Musée de la Littérature –il nous a légué un fonds documentaire et photographique appréciable– mais aussi pour sa fidélité et son amitié.


Vincent Radermecker / AML