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Elskamp, enfin

Max Elskamp assis à son bureau

La poésie de Max Elskamp (1862-1931) brille comme un soleil voilé dans le ciel de la Belgique fin-de-siècle. Eclat des sonorités claires, musicales, aériennes. Vers taillés comme des comptines populaires, à murmurer à mi-voix. Depuis Villon, la langue française n’avait plus connu ni ce cristallin ni ce désespoir.

Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, l’ombre mélancolique du poète, reclus sa vie durant dans la grande demeure familiale anversoise aux murs austères, continue de hanter l’horizon de nos lettres.

Car sa solitude, autant que ses vers, fut vibrante et plurielle.
Peuplée autant par le souvenir des tendresses familiales et la réminiscence des rêves d’amours enfuis qu’en singulière résonance avec la métropole portuaire, ses peines laborieuses, sa piété festive et son souffle marin.

Le portrait impressionniste esquissé à Quartiers Latins (essentiellement à partir des manuscrits et des bois gravés du Fonds Max Elskamp confié par la Bibliothèque royale de Belgique aux AML) est dessiné selon ces deux lignes de force : l’ancrage et l’ailleurs. Sans omettre la fêlure de la guerre qui confronte à l’absurdité du monde l’idéal humaniste de l’ermite anversois. Avec pour horizon énigmatique, le silence ultime de la folie.


Une exposition des Archives & Musée de la Littérature
à la Librairie Quartiers Latins
du 17 janvier au 28 février 2013

Place des Martyrs, 14
1000 Bruxelles
(ouvert du mardi au samedi de 10 h à 18 h)

Oeuvres exposées