• Vous êtes ici :
  • Publications

Publications (227 trouvées)

Les Archives et Musée de la Littérature publient ou coproduisent nombre de livres et de revues. Vous trouverez plus bas nos dernières publications.

En tant qu’éditeur, les AML publient :

  • des éditions critiques d’auteurs belges, des correspondances, des biographies,… (comme le fait depuis 1979 la collection Archives du futur).
  • des collections consacrées à l’étude des lettres francophones de Belgique, d’Europe et d’Afrique (comme le font la collection Documents pour l’histoire des francophonies chez P.I.E.-Peter Lang et la collection Papier blanc Encre noire chez M.E.O. Editions).
  • une revue de poétique, Balises (coéditée avec Didier Devillez), qui engrange depuis 2002 des numéros annuels centrés autour d’un thème et soucieux d’allier approches critiques et créatrices.
  • une série, Congo-Meuse (coéditée avec L’Harmattan), espace de dialogue et de recherche entre la Belgique, le Burundi, le Congo et le Rwanda.
  • une série, D’entre les bras du fleuve (coéditée avec le Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa)
  • de 1981 à 2005, l’Annuaire du spectacle de la Communauté française de Belgique, un répertoire chronologique des spectacles montés par des troupes belges de langue française et des spectacles étrangers invités dans notre communauté. La carrière de l’Annuaire se poursuit aujourd’hui sous forme numérique, via la base de données ASP@sia.
  • de nombreuses (co)productions réalisées avec les partenaires de l’institution (Espace Nord, Les Midis de la Poésie, Correspondance, Beloeil, Confluencias, Ecriture, Cahiers Henry Bauchau, Actualités du patrimoine autobiographique...).

Plus d’informations, Marc Quaghebeur

Acheter

Histoire, forme et sens en littérature : La Belgique francophone : tome 2 : L'ébranlement (1914-1944)

L'invasion allemande d'août 1914 suscite en Belgique un véritable sentiment patriotique qui se manifeste par la résistance imprévue de l'armée belge. À Noël 1914, les troupes impériales sont enlisées dans les plaines de la rive droite de l'Yser.
Le viol de la neutralité belge comme les violences de la soldatesque déchaînent un sentiment antiallemand qui anéantit du jour au lendemain l'admiration vouée jadis par les Belges à l'Allemagne. Ce rejet concerne dès lors tout ce qui touche à la culture germanique. Or, l'adoption du suffrage universel pour les hommes au sortir du conflit met progressivement fin à la " Belgique française ".
Ce deuxième tome de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone aborde l'impact de ces événements sur les grands auteurs de l'époque léopoldienne. Ensuite, il s'attache, à travers la nouvelle génération d'écrivains, à l'affirmation du fantastique réel chez un Hellens ou un Thiry, ainsi qu'aux novations langagières et formelles des Michaux, Nougé, Plisnier ou Crommelynck. Il dialectise ces esthétiques souvent remarquables avec l'hypostase de plus en plus exacerbée de la langue française et de la France, portée à son acmé par le Manifeste du lundi. Il rend également compte de la mise en place d'une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications du Manifeste.
Portée par les fourgons de la défaite de mai 1940, la reviviscence du mythique chez Maeterlinck, Ghelderode, Hergé ou Nothomb surgit comme une réponse très belge à la faillite du réel. Les contrepoints de Victor Serge à l'égard des deux conflits mondiaux le confirment à leur manière.
Acheter

De la mémoire de l'Histoire à la refonte des encyclopédies

Au sommaire de ce livre, les œuvres de cinq écrivains que l'on rapproche rarement. L'Algérien Rachid Boudjedra, le Belge Henry Bauchau, l'Ivoirien Ahmadou Kourouma, le Marocain Driss Chraïbi et le Québécois Hubert Aquin.
Cinq écrivains francophones, cinq territoires, tous différents à maints égards. Cinq styles également mais cinq tentatives, homologues, pour dire en français hors de France des Histoires et des destins pris dans des situations occultées par les discours dominants.
A la croisée des théories sémiotique, herméneutique, philosophique et postcoloniale, cette étude transversale montre que les fictions francophones proposent souvent, et de façon comparable, une refonte des paradigmes des imaginaires en s'efforçant d'imprimer un cours nouveau à l'Histoire comme aux façons de la dire.
Dès le XIXe siècle et Charles De Coster, les romans francophones se sont adossés à l'Histoire pour la réinterpréter. Dissidence, désir de réappropriation et d'invention de nouveaux langages ont été ainsi à l'ordre du jour de façons de dire - et de faire vivre - des identités singulières, minorisées. Leur confrontation avec les Histoires monumentales, anglaise ou française par exemple, et leurs discours, créait une irrésolution. Ces textes la transformèrent en invention d'un transcendant d'un autre ordre, tout sauf monolithique.
Ce livre montre que les romans francophones construisent un éventail de savoirs et d'images à même de corriger falsifications, oublis et silences de l'Histoire monumentale. Chaos, absurdité, voire folie, ne débouchent pas forcément sur du nihilisme. La fictionnalisation du réel dans les espaces francophones ne s'arrête donc pas au constat de la négativité mais commence en ce point aveugle.
Où l'on voit que de ces "périphéries", auxquelles on aimerait réduire les littératures francophones, naissent des œuvres inventives, qui sont précisément le fruit des marges, et la nécessité de créer d'autres formes d'approches du fait littéraire et des œuvres.
Acheter

La légende continue : Ulenspiegel, 150 ans après De Coster = 150 jaar legende : Uilenspiegel eeuwig jong

Volume composé dans le cadre de l'exposition éponyme aux Archives & Musée de la Littérature de Bruxelles et à l'Uilenspiegelmuseum de Damme (2017).
Les grandes oeuvres correspondent souvent aux mouvements profonds de l'Histoire littéraire mais ne connaissent pas pour autant, à l'heure de leur parution, la réception qu'elles méritent. C'est qu'elles innovent en créant le sens dans leur Forme. Par là-même, elles déroutent ou perturbent public comme critiques. Tel fut le cas, en 1867, de la Légende d'Ulenspiegel de Charles De Coster, livre unique qui peut être considéré rétrospectivement comme le premier roman francophone de la langue française. (Extrait de la préface de Marc Quaghebeur).
Acheter

Dits de la nuit : anthologie de contes et de légendes d'Afrique centrale (2e édition)

Choix de textes, commentaires et lecture de Véronique Jago-Antoine et Antoine Tshitungu Kongolo ; préface de Marc Quaghebeur
Au coeur de la veillée, dans l’ombre, une voix s’élève, gardienne de la mémoire du monde.
C’est l’heure du conte. Après les légendes de nos contrées, voici, sous les regards croisés de Belges que fascina la découverte du continent noir et d’Africains soucieux d’en préserver l’inestimable patrimoine oral, des fables du Congo, du Rwanda et du Burundi. Récits des origines, bestiaires humoristiques ou satiriques, légendes merveilleuses s’offrent en un florilège qui séduit tout à la fois par l’universalité de ses thèmes et par la singulière liberté d’esprit de ses traditions.
En découvrir les saveurs originales, demeurées longtemps à l’écart des civilisations de l’écrit, est une façon de renouer avec l’histoire africaine et d’entrer au coeur du métissage des francophonies.
Acheter

Dire et (contre)faire : Jean de Boschère, imagier rebelle des années vingt

Estimé des poètes les plus exigeants de son temps (d'Elskamp à Artaud en passant par Valéry), ami des Imagistes anglo-saxons pendant son exil londonien, l'écrivain-illustrateur-peintre-sculpteur Jean de Boschère (Uccle, 1878 - La Châtre, 1953) est demeuré dans l'ombre d'une histoire littéraire hostile aux figures inclassables. Et pourtant. Entre symbolisme et avant-garde, il est un véritable chaînon manquant de l'histoire du livre illustré des années vingt.
Bouleversé par le suicide de sa soeur aînée, défigurée par un bec-de-lièvre - un drame romancé dans l'inoubliable Marthe et l'Enragé (1927) -, Jean de Boschère s'est fait créateur d'art pour opposer aux crispations identitaires la beauté subversive des formes inédites. Il s'est rendu insaisissable par un jeu de masques provocateur, par la démultiplication de ses talents et, surtout, par un dialogue texte/image tout-à-fait insolite.
Dire et contrefaire. L'architecture équivoque des livres auto-illustrés de Jean de Boschère comme sa hantise des figures hybrides, elliptiques, déploient une poétique de la polysémie, du paradoxe et de l'écart, sans équivalent.
Sommet de cette machination, les collages secrets réalisés pour les poèmes de Job le Pauvre (1922) désignent, au coeur même de l'interstice sémiologique, le lieu privilégié pour penser l'ébranlement entropique de son époque. Et de la nôtre.
publications plus anciennes