Michel de Ghelderode [BE] (1898-1962) (12 trouvées)

Acheter

Histoire, forme et sens en littérature : La Belgique francophone : tome 2 : L'ébranlement (1914-1944)

L'invasion allemande d'août 1914 suscite en Belgique un véritable sentiment patriotique qui se manifeste par la résistance imprévue de l'armée belge. À Noël 1914, les troupes impériales sont enlisées dans les plaines de la rive droite de l'Yser.
Le viol de la neutralité belge comme les violences de la soldatesque déchaînent un sentiment antiallemand qui anéantit du jour au lendemain l'admiration vouée jadis par les Belges à l'Allemagne. Ce rejet concerne dès lors tout ce qui touche à la culture germanique. Or, l'adoption du suffrage universel pour les hommes au sortir du conflit met progressivement fin à la " Belgique française ".
Ce deuxième tome de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone aborde l'impact de ces événements sur les grands auteurs de l'époque léopoldienne. Ensuite, il s'attache, à travers la nouvelle génération d'écrivains, à l'affirmation du fantastique réel chez un Hellens ou un Thiry, ainsi qu'aux novations langagières et formelles des Michaux, Nougé, Plisnier ou Crommelynck. Il dialectise ces esthétiques souvent remarquables avec l'hypostase de plus en plus exacerbée de la langue française et de la France, portée à son acmé par le Manifeste du lundi. Il rend également compte de la mise en place d'une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications du Manifeste.
Portée par les fourgons de la défaite de mai 1940, la reviviscence du mythique chez Maeterlinck, Ghelderode, Hergé ou Nothomb surgit comme une réponse très belge à la faillite du réel. Les contrepoints de Victor Serge à l'égard des deux conflits mondiaux le confirment à leur manière.
Acheter

Correspondance de Michel de Ghelderode : index illustré des tomes 1 à 10

Etablie et annotée par Roland BEYEN
Ce volume contient un Index des personnes et un Index des textes de Michel de Ghelderode mentionnés dans les dix tomes de sa Correspondance qui couvre la période 1919-1962 et présente un choix de plus de trois mille lettres majeures, largement commentées et mises en contexte.
L’Index des personnes recueille, outre les noms de plus de cinq cents correspondants publiés, un certain nombre de personnes désignées par des liens de parenté, par des périphrases ou par des appellations amusantes, des surnoms ou encore des sobriquets.
L’Index des textes de Ghelderode accueille également les projets, même ceux qui n’ont pas abouti. De plus, il considère comme des textes de Ghelderode les interviews qu’il a accordées, oralement ou par écrit, non seulement Les entretiens d’Ostende, mais également les autres entretiens. Les confidences qu’ils contiennent complètent et éclairent les lettres.
Cet Index est enrichi de plusieurs cahiers de fac-similés de lettres et de dédicaces de Ghelderode publiées dans les dix tomes. Elles sont présentées dans l’ordre chronologique pour révéler la diversité de l’écriture et des mises en pages de l’épistolier. Le lecteur découvre ainsi le plaisir qu’éprouvait Ghelderode à orner certaines de ses missives de curieux dessins, le plus souvent humoristiques et/ou érotiques.
Acheter

Correspondance de Michel de Ghelderode : tome 10 : 1961 - 1962

Etablie et annotée par Roland BEYEN
Le dixième tome de couvre les quinze derniers mois de la vie du dramaturge, qui écrit sa dernière lettre le 5 mars 1962 et meurt le 1er avril. Pendant cette période, Ghelderode ne quitte plus sa "chambre à songes", entouré de troublants mannequins et de choses qui l’aident à vivre. Il n’est presque plus joué en Belgique, ce qui lui inspire une série de diatribes paranoïdes contre les théâtres de son pays. En revanche, il commence à avoir quelque succès aux États-Unis. Il rédige encore quelques articles et une vingtaine de chroniques, mais il ne trouve plus la force de s’occuper des tomes VI et VII de son Théâtre. Sa plus grande joie pendant cette dernière période est l’édition en janvier 1962, de Sortilèges et autres contes crépusculaires, grâce à son ami Jean Ray, qu’il considère comme un des meilleurs conteurs du monde.
Acheter

Correspondance de Michel de Ghelderode : tome 9 : 1958 - 1960

Etablie, présentée et annotée par Roland BEYEN
L’événement majeur de la période 1958-1960 est l’hommage que la Ville d’Ostende rend au dramaturge le 16 juillet 1960, au Casino-Kursaal, suivi de la représentation de Masques ostendais et d’une exposition documentaire dans la Maison de James Ensor. Ghelderode écrit à la plupart des metteurs en scène qui l’ont joué pour leur demander des photos de scène, à plusieurs peintres qui ont fait ou feront son portrait (Jean-Jacques Gailliard, Jacques Boonen, Louis Henno, Marcel Stobbaerts, Robert Vanheste). Après la grande fête du 16 juillet, il adresse de nombreuses lettres à toutes les personnes qui ont joué un rôle dans la réalisation de cet hommage : Jean Stevo, Jan Boon, Samuel Draper (qui vient de fonder à New York l’Association The American Friends of Michel de Ghelderode), Jean Ray devenu un de ses meilleurs amis… À partir de 1958, son théâtre n’est plus guère joué à Paris, mais il commence à conquérir les Etats-Unis. La rivalité entre George Hauger, son traducteur anglais qui jouit d’un privilège exclusif, et les hommes de théâtre américains, qui désirent publier et représenter des traductions américaines, fait toutefois beaucoup de tort à la santé de Ghelderode et au rayonnement international de son théâtre.
Acheter

Correspondance de Michel de Ghelderode : tome 8 : 1954 - 1957

Edition établie et annotée par Roland BEYEN
Ce huitième volume couvre les années 1954-1957, troisième et dernière phase de la "ghelderodite" parisienne. Tardive, la reconnaissance belge est, elle, éclatante : en mars 1954, le Théâtre National monte Barabbas, la télévision francophone belge diffuse Mademoiselle Jaïre. Le 30 mai, le lendemain de la création de Magie Rouge à Paris, paraissent enfin Les Entretiens d’Ostende, dont l’activité épistolaire de Ghelderode permet de reconstituer les invraisemblables péripéties. Comme la fin de son succès coïncide avec le début du rayonnement international de son théâtre, il consacre tout son temps à écrire des lettres d’affaires, mais qui n’en portent pas moins le cachet de son génie d’épistolier. Ce faisant, il en vient toutefois à négliger l’essentiel : l’achèvement de son théâtre complet…
publications plus anciennes