Georges Eekhoud [BE] (1854-1927) (5 trouvées)

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Histoire, forme et sens en littérature : La Belgique francophone : tome 1 : L'engendrement (1815-1914)

La Belgique ? Une entité pas comme les autres en Europe. La révolution de 1830 accouche d’un pays moderne. Il ne correspond pas à l’équation Langue/État/Nation.
De cette particularité surgit, en un demi-siècle seulement, la première littérature francophone consciente d’elle-même et porteuse de chefs-d’œuvre dans lesquels s’inventent des Formes issues de cette Histoire singulière.
Cette jeune littérature, qui émerge dès les années suivant la bataille de Waterloo et le Congrès de Vienne, se révèle très vite d’une grande richesse.
Dans ce premier tome d’une série de cinq, on comprendra combien les textes littéraires belges du XIXe siècle se démarquent subtilement ou ouvertement des modèles français : transgénérique et carnavalesque chez De Coster, mais aussi première fiction coloniale chez Nirep ; hantise du pictural chez Verhaeren ; questionnement de la langue chez Maeterlinck ; persistance du mythe nordique dans le dernier Eekhoud, dix ans après l’armistice de 1918 ; recours à la science-fiction chez Rosny.
Les mythes, les hantises, les singularités de cette littérature trament une cohérence que ce livre restitue ; une plongée nouvelle dans l’Histoire et l’historiographie littéraire, au-delà de l’approche canonique traditionnelle.

Les lettres du désir : correspondance et création en Belgique : 1880 - 2010 : [catalogue de l'exposition présentée à la Bibliotheca Wittockiana du 25 octobre 2012 au 27 janvier 2013]

Catalogue établi par Marc QUAGHEBEUR, et Véronique JAGO-ANTOINE ; avec la collaboration de Fabrice VAN DE KERCKHOVE, Alice PIEMME et Nadine VANLEEMPUTTEN
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La colonie littéraire allemande en Belgique : 1914 - 1918

Cet essai aborde l’histoire des lettres belges par le biais des échanges littéraires, largement inexplorés à ce jour, avec l'Allemagne avant et pendant la Première Guerre mondiale, époque durant laquelle des écrivains allemands majeurs (Gottfried Benn, Carl Sternheim…) ont vécu en Belgique.

Avec des chapitres spécifiques sur Ernst Jünger et sur Paul Colin. Prix de l’Essai du Parlement de la Communauté française 2003.

Les écrivains belges et le socialisme (1880-1913) : L'expérience de l'art social : d'Edmond Picard à Emile Verhaeren

Henri Pirenne remarquait qu'entre la révolte esthétique des jeunes bourgeois et la poussée démocratique sous laquelle cédait le régime censitaire, il y eut en Belgique et à la fin du XIXe siècle "une de ces concordances inconscientes que l'histoire constate si souvent sans pouvoir les expliquer. On se refuse à croire que seul le hasard ait fait coïncider la révision de la Constitution avec les premières oeuvres de Maeterlinck et de Verhaeren. Contrairement à d'autres pays - la France, l'Allemagne ou l'Angleterre -, la Belgique vit même se nouer pendant cette période une alliance entre les avant-gardes politique et artistique. Des écrivains comme Maeterlinck, Van Lerberghe, Picard, Eekhoud ou Verhaeren, s'associèrent aux diverses expériences d'art social qu'imaginaient le jeune Parti Ouvrier Belge et ses alliés dans le souci, nouveau à l'époque, de faire une place à la culture dans un projet politique. Quelle était cette place et en quoi pouvait-elle rencontrer et ne pas rencontrer l'attente des milieux littéraires, en quoi la démarche de ceux-ci pouvait-elle s'accorder et ne pas s'accorder avec l'engagement politique, c'est ce qu'analyse minutieusement ce livre qui déplace du tout au tout l'image traditionnelle de la grande génération littéraire du siècle passé.

La modernité belge : littérature et société

La littérature doit-elle se constituer en activité autonome ou revendiquer une relation au social ? Telle est la question fondamentale que le Canadien Michel Biron se pose à propos de la littérature belge de langue française.

Trois cas illustrent son propos et correspondent à trois époques différentes : Camille Lemonnier, Paul Nougé, Pierre Mertens.