Vingtième siècle (9 trouvées)

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Histoire, forme et sens en littérature : La Belgique francophone : tome 2 : L'ébranlement (1914-1944)

L'invasion allemande d'août 1914 suscite en Belgique un véritable sentiment patriotique qui se manifeste par la résistance imprévue de l'armée belge. À Noël 1914, les troupes impériales sont enlisées dans les plaines de la rive droite de l'Yser.
Le viol de la neutralité belge comme les violences de la soldatesque déchaînent un sentiment antiallemand qui anéantit du jour au lendemain l'admiration vouée jadis par les Belges à l'Allemagne. Ce rejet concerne dès lors tout ce qui touche à la culture germanique. Or, l'adoption du suffrage universel pour les hommes au sortir du conflit met progressivement fin à la " Belgique française ".
Ce deuxième tome de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone aborde l'impact de ces événements sur les grands auteurs de l'époque léopoldienne. Ensuite, il s'attache, à travers la nouvelle génération d'écrivains, à l'affirmation du fantastique réel chez un Hellens ou un Thiry, ainsi qu'aux novations langagières et formelles des Michaux, Nougé, Plisnier ou Crommelynck. Il dialectise ces esthétiques souvent remarquables avec l'hypostase de plus en plus exacerbée de la langue française et de la France, portée à son acmé par le Manifeste du lundi. Il rend également compte de la mise en place d'une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications du Manifeste.
Portée par les fourgons de la défaite de mai 1940, la reviviscence du mythique chez Maeterlinck, Ghelderode, Hergé ou Nothomb surgit comme une réponse très belge à la faillite du réel. Les contrepoints de Victor Serge à l'égard des deux conflits mondiaux le confirment à leur manière.
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Poésie francophone de Louisiane à la fin du XXe siècle : complexité linguistique et clandestinité dans les oeuvres de Arceneaux, Cheramie et Clifton

Pour beaucoup, la Louisiane apparaît comme un continent perdu des Francophonies. La question est plus complexe. Elle mérite l’attention.
Pourquoi Jean Arceneaux, Deborah Clifton et David Cheramie - trois poètes francophones louisianais - font-ils le choix de se représenter sous les traits du monstre ? L’étude comparée des recueils "Cris sur le bayou", "Suite du loup", "À cette heure la louve" et "Lait à mère" met en évidence l’existence d’un espace intertextuel, métaphorisé par les poètes eux-mêmes sous les traits du "pays des loups".
Les errances de leurs doubles poétiques dessinent de la sorte les fondations d’un nouveau mythe américain. L’esthétique du louvoiement et la prolifération d’une monstruosité formelle, tels sont les artéfacts poétiques mis en place par ces auteurs.
Fidèles à une forme de pensée clandestine, leurs recueils donnent libre cours à une inversion des valeurs sociales, esthétiques et linguistiques, laissant le vide et le silence d’une condition d’aliéné devenir matériau d’une entreprise d’exploration mnésique à des fins de réhabilitation du soi.
Une expérience rare, peut-être ultime, en tous les cas unique. Façon de reconquérir une langue française au potentiel performatif décuplé, faisant de l’Autre anglophone redouté le complice médusé d’un rituel poétique de déconstruction et d’auto-gestation.
En quoi les Amériques n’ont pas fini de nous interpeller.
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Les sagas dans les littératures francophones et lusophones au XXe siècle

Marc QUAGHEBEUR (dir.) ; actes édités par Nicole LECLERCQ, Marc QUAGHEBEUR et Laurence BOUDART ; [avant-propos Marc QUAGHEBEUR ; préface Samia KASSAB-CHARFI ; introduction André HUET]
Souvent rapprochée de l'épique alors qu'elle s'en différencie singulièrement, la Saga est passée dans le langage commun au point de se voir employée à tous vents, et souvent loin du sens originaire qui est le sien.
Ce volume entend interroger la permanence et les mutations de ce genre dans les champs littéraires francophones et lusophones du XXe siècle.
Il aborde en conséquence les métamorphoses du genre au contact de la société industrielle ; puis les translations qui s'imposent à l'heure de la reprise du module des Sagas par les mondes diasporiques ; enfin, l'alchimie qui voit la mémoire des vaincus s'en emparer également pour les lier à la permanence des dieux mânes.
Contrastes et contradictions de l'Histoire du XXe siècle se révèlent d'autant mieux dans les différents textes commentés dans ce livre qu'ils décalent tous ou réhabitent à frais nouveaux un genre qui plonge dans l'immémorial.
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Le théâtre mauricien de langue française : du XVIIIe siècle au XXe siècle

Révélatrice des singularités historiques, comme des contradictions sociales, la production dramatique retient trop peu souvent l'attention des critiques. Tel n'est pas le cas des recherches menées par Maria Clara Pellegrini sur les littératures des îles francophones de l'Océan indien.
Parmi celles-ci, le cas de Maurice est singulier. Non contente de ne pas avoir abrité des populations antérieures au processus colonial, l'île qui portait au XVIIIe siècle le nom d'Île de France, passa ensuite sous la tutelle britannique sans que ses élites et une partie de sa population abandonnassent le français.
D'Hortense de Céré-Barbé à Dev Virahsawmy en passant par Malcolm Chazal, deux siècles d'écriture théâtrale sont présentés dans ce livre limpide qui laisse découvrir à son lecteur le lent travail de maturation et de (ré)appropriation de l'héritage français à Maurice.
Un destin original qui confirme la dimension archipélagique de l'histoire de cette langue et de ses littératures.
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Anthologie de la littérature française de Belgique : entre réel et surréel

Parcourir, à travers soixante textes, les deux derniers siècles de la production littéraire francophone en Belgique, tel est le défi que se fixe ce volume.

Il plonge le lecteur dans l’extraordinaire prolifération d’une littérature qui ne cesse d’osciller entre réel et surréel tant le rapport à l’Histoire, à la langue, à la forme et au mythe se joue sans cesse en décalages subtils, patents ou cachés, avec les modèles français.

Réparti en cinq grandes étapes chronologiques, ce livre va de Moke, dont le premier roman, Le Gueux de mer, date de 1827, à Amélie Nothomb en passant par De Coster, Maeterlinck, Thiry, Dotremont, Mertens, Lamarche, Louvet… Il donne en outre aux lecteurs des indications sur la production en langue romane dans nos contrées jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et comporte des notices sur chacun des soixante auteurs retenus.
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