Afrique centrale (11 trouvées)

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Dits de la nuit : anthologie de contes et de légendes d'Afrique centrale (2e édition)

Choix de textes, commentaires et lecture de Véronique Jago-Antoine et Antoine Tshitungu Kongolo ; préface de Marc Quaghebeur
Au coeur de la veillée, dans l’ombre, une voix s’élève, gardienne de la mémoire du monde.
C’est l’heure du conte. Après les légendes de nos contrées, voici, sous les regards croisés de Belges que fascina la découverte du continent noir et d’Africains soucieux d’en préserver l’inestimable patrimoine oral, des fables du Congo, du Rwanda et du Burundi. Récits des origines, bestiaires humoristiques ou satiriques, légendes merveilleuses s’offrent en un florilège qui séduit tout à la fois par l’universalité de ses thèmes et par la singulière liberté d’esprit de ses traditions.
En découvrir les saveurs originales, demeurées longtemps à l’écart des civilisations de l’écrit, est une façon de renouer avec l’histoire africaine et d’entrer au coeur du métissage des francophonies.
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Le prix de l'impasse : Christianisme africain et imaginaires politiques

Effondrements et périls suprêmes appellent toujours de grandes reconstructions de sens et d'ordre. Comment concevoir de nouvelles modalités d'un vivre-ensemble humain dans la région des Grands Lacs africains ? Faut-il parler de reconstruction ou de refondation ? Quelles ressources mobiliser ? Que faire pour que les millions de morts deviennent source d'une production politique ? Telles sont les questions que pose ce livre.
L'ingénierie politicienne et l'humanitarisme néolibéral ont montré leur incapacité à promouvoir un projet de relèvement du sujet africain. À la différence de la raison technique, les traditions religieuses contiennent des ressources symboliques d'une force particulière pour faire échec aux forces mortifères de désintégration : réunir l'homme brisé avec lui-même comme avec les autres et le cosmos. Quelles sont dès lors les conditions que doit remplir le christianisme pour jouer un rôle moteur dans la ré-imagination politique de l'Afrique et instituer un nouvel imaginaire social : celui de la sacralité de la vie ?
La démarche interdisciplinaire de l'auteur, qui plonge dans le drame humain de la région des Grands Lacs, ouvre des voies pour des pratiques éthique, théologique, politique et philosophique aptes à permettre une remontée commune en humanité.

Africanisme et modernisme : la peinture et la photographie d'inspiration coloniale en Afrique centrale : 1920 - 1940

Au moment où les milieux artistiques se lassent des raffinements et des fadeurs de l'Art nouveau, sur un plan esthétique, le besoin profond de ressourcement au contact d'une culture radicalement différente mais qualifiée de « primitive » se fait sentir. L'avènement de l'Art déco durant l'Entre-deux-guerres devient ainsi un avatar du primitivisme. C'est essentiellement de ce courant que relèvent la plupart des africanistes peintres et photographes (Auguste Mambour, Alexandre Iacovleff, Fernand Lantoine, Pierre de Vaucleroy, Allard l'Olivier, Marc Allégret, Casimir Zagourski, etc.) qui découvrent à tour de rôle l'Afrique de leurs propres yeux au cours de cette période. Moins connus que ceux des primitivistes radicaux comme Picasso ou certains expressionnistes qui leur sont contemporains, leurs noms et leurs oeuvres méritent d'être redécouverts.
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Congo-Meuse n°9 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale : Le corps - L'image - L'espace

Ce volume aborde trois thèmes qui relèvent tous de l’art de vivre en société : le corps à travers les sports ou la rumba ; l’image à travers la peinture, la publicité et les films en Super 8 ; l’espace à travers l’architecture.
Si le témoignage d’André Huet attire utilement notre regard vers les archives filmées des colons, archives qu’il parvint à faire renaître dans son émission Inédits de la Radio télévision belge francophone, les entretiens avec André Gascht ou Ngandu Muela Kabengibabu paraissent ouvrir, dans le domaine des arts plastiques, des horizons et des sources d’informations encore peu exploitées à ce jour.
Elles entrent en résonance avec des travaux qui traitent de l’architecture coloniale et d’un peintre majeur, Auguste Mambour (1896-1968) ; ou des années 1920- 1950, moment-clé en termes d’effervescence artistique.
Élément plus populaire, mais non moins important, la publicité assume dès le départ un rôle non négligeable dans les projets d’emprise coloniale et mérite de ce fait d’être évoquée. Quant aux sports et à la rumba, ils dessinent un espace mêlant de façon originale modernisme et tradition. Ce sont là de véritables phénomènes de réaction, de réappropriation et d’invention auxquels est confronté le lecteur. S’y arrêter, c’est peutêtre dépasser certains clichés.
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Congo-Meuse n°8 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale : Presse - Archives

La culture coloniale, c’est aussi un univers de presse. Après un aperçu des fondements juridiques et des modalités de fonctionnement du système médiatique, le volume s’attache à quelques aventures significatives des années 1950. Les quotidiens La Presse Africaine et L’Avenir sont ainsi évoqués ou analysés. En contrepoint, l’aventure rwandaise de Hobe et celle, congolaise, de Nkuruse, deux revues catholiques pour la jeunesse, permettent de progresser dans l’étude du processus éducatif. L’évocation détaillée de l’aventure de Congo dessine un autre extrême et laisse voir ce que fut la presse qui mena à l’Indépendance, processus qui fut brusquement arrêté dans son élan par le colonisateur en perte de vitesse.
Par ailleurs, s’attacher aux aperçus que donnent trois grands journaux francophones belges de sensibilités différentes, La Libre Belgique, Le Peuple et Le Soir, paraît essentiel pour cerner l’image des Congolais et du Congo en cette année-charnière qu’est 1958 – année de l’Exposition universelle à Bruxelles et de vrais bouleversements. Cette analyse se complète par la résurrection d’un document d’époque des plus singuliers : les trois articles que le jeune Roger Lallemand, futur président du Sénat, publia dans le journal du Parti Socialiste, Le Peuple, au retour d’un long voyage au Congo en 1956. Des pages qui laissent entendre un autre son de cloche que celui du discours dominant, même si le jeune homme engagé de l’Université libre de Bruxelles – qui devait plus tard défendre Régis Debray – n’envisageait pas l’Indépendance.
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