Congo (6 trouvées)

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Dits de la nuit : anthologie de contes et de légendes d'Afrique centrale (2e édition)

Choix de textes, commentaires et lecture de Véronique Jago-Antoine et Antoine Tshitungu Kongolo ; préface de Marc Quaghebeur
Au coeur de la veillée, dans l’ombre, une voix s’élève, gardienne de la mémoire du monde.
C’est l’heure du conte. Après les légendes de nos contrées, voici, sous les regards croisés de Belges que fascina la découverte du continent noir et d’Africains soucieux d’en préserver l’inestimable patrimoine oral, des fables du Congo, du Rwanda et du Burundi. Récits des origines, bestiaires humoristiques ou satiriques, légendes merveilleuses s’offrent en un florilège qui séduit tout à la fois par l’universalité de ses thèmes et par la singulière liberté d’esprit de ses traditions.
En découvrir les saveurs originales, demeurées longtemps à l’écart des civilisations de l’écrit, est une façon de renouer avec l’histoire africaine et d’entrer au coeur du métissage des francophonies.
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Congo-Meuse n°9 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale : Le corps - L'image - L'espace

Ce volume aborde trois thèmes qui relèvent tous de l’art de vivre en société : le corps à travers les sports ou la rumba ; l’image à travers la peinture, la publicité et les films en Super 8 ; l’espace à travers l’architecture.
Si le témoignage d’André Huet attire utilement notre regard vers les archives filmées des colons, archives qu’il parvint à faire renaître dans son émission Inédits de la Radio télévision belge francophone, les entretiens avec André Gascht ou Ngandu Muela Kabengibabu paraissent ouvrir, dans le domaine des arts plastiques, des horizons et des sources d’informations encore peu exploitées à ce jour.
Elles entrent en résonance avec des travaux qui traitent de l’architecture coloniale et d’un peintre majeur, Auguste Mambour (1896-1968) ; ou des années 1920- 1950, moment-clé en termes d’effervescence artistique.
Élément plus populaire, mais non moins important, la publicité assume dès le départ un rôle non négligeable dans les projets d’emprise coloniale et mérite de ce fait d’être évoquée. Quant aux sports et à la rumba, ils dessinent un espace mêlant de façon originale modernisme et tradition. Ce sont là de véritables phénomènes de réaction, de réappropriation et d’invention auxquels est confronté le lecteur. S’y arrêter, c’est peutêtre dépasser certains clichés.
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Congo-Meuse n°8 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale : Presse - Archives

La culture coloniale, c’est aussi un univers de presse. Après un aperçu des fondements juridiques et des modalités de fonctionnement du système médiatique, le volume s’attache à quelques aventures significatives des années 1950. Les quotidiens La Presse Africaine et L’Avenir sont ainsi évoqués ou analysés. En contrepoint, l’aventure rwandaise de Hobe et celle, congolaise, de Nkuruse, deux revues catholiques pour la jeunesse, permettent de progresser dans l’étude du processus éducatif. L’évocation détaillée de l’aventure de Congo dessine un autre extrême et laisse voir ce que fut la presse qui mena à l’Indépendance, processus qui fut brusquement arrêté dans son élan par le colonisateur en perte de vitesse.
Par ailleurs, s’attacher aux aperçus que donnent trois grands journaux francophones belges de sensibilités différentes, La Libre Belgique, Le Peuple et Le Soir, paraît essentiel pour cerner l’image des Congolais et du Congo en cette année-charnière qu’est 1958 – année de l’Exposition universelle à Bruxelles et de vrais bouleversements. Cette analyse se complète par la résurrection d’un document d’époque des plus singuliers : les trois articles que le jeune Roger Lallemand, futur président du Sénat, publia dans le journal du Parti Socialiste, Le Peuple, au retour d’un long voyage au Congo en 1956. Des pages qui laissent entendre un autre son de cloche que celui du discours dominant, même si le jeune homme engagé de l’Université libre de Bruxelles – qui devait plus tard défendre Régis Debray – n’envisageait pas l’Indépendance.
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Congo-Meuse n°6 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale : Formation - Réinvention

Dans ce volume, les différents articles traitent de la formation des élites et de la réinvention ultérieure qu’elles réalisent de leur passé. À travers le cas de Stefano Kaoze, le premier prêtre noir, c’est tout le système éducatif mis en place par les Belges qui est abordé, sans parler de son ordination et de la tournée qu’il fit en Belgique dans le sillage de Mgr de Hemptinne. D’autres textes également riches en anecdotes savoureuses visitent un passé colonial plus récent puisqu’ils retracent l’enfance de témoins-clés tels que Valentin Yves Mudimbe, Pius Ngandu Nkashama ou Nyunda ya Rubango. Les effets de la colonisation sur les institutions universitaires et ceux qui les composaient trouvent également leur place dans ce volume. Dans ce contexte, évoquer le «maître d’oeuvre » de Lovanium, Mgr Luc Gillon, donne une image de ce que fut son dessein à la source. Elle évoque le devenir de cette institution universitaire jusqu’à sa mise à mal sous la Deuxième République. La question du patrimoine culturel, question qui est toujours d’une actualité frappante, est analysée et illustrée de textes de lois. Quant au patrimoine naturel, la figure du biologiste Hans Brédo – et le combat qu’il livra à la huitième plaie d’Égypte, les criquets – apparaît symptomatique de la ferveur avec laquelle certains Belges se sont investis dans la colonie.
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Congo-Meuse n°7 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale : Littérature - Théâtre

La question de la littérature liée à l’entreprise coloniale présentée dans ce volume constitue une autre part importante du champ culturel, d’autant plus importante que l’on a eu trop longtemps tendance à croire qu’elle avait été la grande absente, en Belgique comme au Congo. Ainsi, l’exposé de Charles Djungu Simba K. permet de profiler les lignes de faîte de cette production. Viennent l’enrichir des contributions monographiques consacrées au Crépuscule des Ancêtres et à La Pierre de Feu de René Tonnoir, à Henri Drum, l’auteur de Ces Coloniaux, L’Étrange Baiser et Luéji ya Kondé ou à Dieudonné Mutombo, l’auteur de Victoire de l’Amour. Tout aussi singulière, significative et complémentaire, s’avère l’approche de Kasereka Kavwahirehi traitant du phénomène de la conversion culturelle. Le critique choisit de la voir s’opérer à travers un personnage qui fut par excellence celui de la modernité européenne liée aux découvertes et conquêtes de mondes nouveaux : Robinson Crusoé…
Que dire ensuite des contrepoints belges d’ordre divers ? Afin de faire Histoire, il a paru opportun d’égrener des textes paraissant parfois « datés ». La correspondance des Périer renvoie ainsi aux facéties chères à l’écrivain de Passage des Anges mais en dit long sur un des fantasmes coloniaux les plus significatifs, celui de l’anthropo phagie. Si les poèmes de Robert Goffin montrent comment le fonctionnement du mythe et des clichés coloniaux se développe sans vision critique, les textes de Marie Gevers ou de Suzanne Lilar consacrés au grand fleuve esquissent l’appréhension du Congo par des femmes-écrivains significatives des années 1930-1980. Totalement oublié des spécialistes de Paul Lomami Tshibamba, l’entretien que nous restitue Roger Bodart ouvre une fenêtre imprévue sur ce que put être, dans certaines conditions, un dialogue interculturel belgo-africain. La publication en fac-similé des documents administratifs du voyage de Gide au Congo réserve aux lecteurs quelques surprises, et notamment sur les fantaisies orthographiques qui réinventent certains patronymes…
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