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1 fiche trouvée pour Madeleine Gevers [BE] (1903-1996) - fonds/collection

Fonds Madeleine Gevers
fonds produit par Madeleine GEVERS
fonds/collection
ISAD 00055
1 mètres linéaire
Naissance de Madeleine Malfaire, le 10 janvier 1903 à Lodelinsart.
En 1923, Madeleine Malfaire épouse un photographe-encadreur, Albert Gevers, dont la famille est apparentée à Marie Gevers, l'auteur de Madame Orpha et de Vie et mort d'un étang, avec qui elle sera en relation.
Les Gevers, installés au 8, rue Gallait, à Tournai (piétonnier actuel), reçoivent beaucoup de monde dans leur boutique qui fait office d'atelier-studio et de librairie-bibliothèque, et ce, de 1938 à 1974. Madeleine Gevers écrit alors des études littéraires pour le Club du meilleur livre.
Dès la fin de la guerre, elle s'essaie au roman (Victoires et Le radeau), et à la nouvelle (La galette truquée), 1950, s'intègre au groupe de poètes Jeune Tournay qui deviendra par la suite Unimuse, collabore à l'émission Rencontres du Centre Culturel du Hainaut (1955-1960), pour lequel elle compose des romans-feuilletons du genre policier Beau temps pour mourir en 1956 et Chair périssable en 1961, signe pour Radio-Hainaut une vingtaine d'adaptations radiophoniques de romans divers (1959-1962).
Parrainée par l'écrivain Michel de Ghelderode qui lui préface son premier recueil de poèmes La vitre, en 1962 et sur lequel elle publiera des souvenirs en 1967 Michel retrouvé dans Marginales, la poétesse poursuit sur sa lancée avec Passage privé, introduit par le Tournaisien Géo Libbrecht, et Train de vie, préfacé par Albert Ayguesparse, qui lui assurera une certaine notoriété avec le prix Plisnier en 1965.
Entre-temps, l'écrivain, qui s'est essayé au théâtre avec une biographie dramatique de Jules Destrée (prix radiophonique en 1958), voit quelques-unes de ses pièces inédites jouées soit sur les ondes de RTB Hainaut ou Namur Les fanatiques en 1960, Le transfuge en 1973, soit sur la scène à Bruxelles La femme de Jan, en 1965. Plus tard, elle écrira encore pour le théâtre La sirène de Hambourg, Le portail, etc.
En 1976, son seul roman édité paraît chez Trévise Les amours gaspillées, qui fait connaître Madeleine Gevers comme romancière inspirée par le thème de la famille, des maternités précoces et des séparations douloureuses. Dix ans après, elle écrira encore Silence du sang, sur le thème de l'adoption et de l'inceste involontaire, puis Les pas dérisoires, qui parle notamment du travail de la femme.
Mais Madeleine Gevers n'a pas renoncé à la poésie, puisque sont publiés chez Unimuse Le sursis, en 1972, L'envers du temps, en 1980, Encadrés en 1987 et qu'elle a d'autres recueils en préparation ou récemment édités Est-il si tard, 1995. Parmi les inédits, écrits après la mort de son mari, en 1985, on trouve des nouvelles, des dialogues et une réflexion sur Le poète en son temps.
En 1988, Madeleine fait don de ses archives aux AML. En 2001, Philippe Lekeuche, exécuteur testamentaire de Madeleine Gevers dépose aux AML une nouvelle série de manuscrits inédits de l'écrivaine.