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Archives

Le fonds Akarova aux AML

Akarova dans le Boléro de Ravel – album de photo ML 15922/0049
Catalogage d’une œuvre pluridisciplinaire.

Confié aux bons soins des Archives et Musée de la Littérature en juin 2025 par Yves et Éric Robert, petits-neveux de l’artiste, le fonds Akarova a fait l’objet d’un traitement et d’un encodage qui aboutissent aujourd’hui à près de 400 fiches dans le catalogue en ligne. Ce travail a été mené dans le cadre du projet de “désinvisibilisation des autrices et femmes de théâtre” soutenu par la Direction de l’Égalité des chances de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Marguerite Acarin, dite Akarova, naît en 1904 à Saint-Josse-Ten-Noode. Danseuse puis chorégraphe, elle développe au cours du XXᵉ siècle une œuvre pluridisciplinaire dont les AML conservent désormais une ample représentation. Le pseudonyme d’Akarova, qu’elle adopte tôt dans sa carrière, lui est suggéré par son premier mari, l’artiste Marcel-Louis Baugniet, en clin d’œil aux Ballets russes et à son goût pour les sonorités slaves ; avec Baugniet, elle conçoit également, un temps, les décors et costumes de ses créations chorégraphiques. 

Le fonds donne accès à l’œuvre dans sa globalité. L’institution conserve aujourd’hui une quinzaine de bustes sculptés par Akarova, ainsi qu’un ensemble important d’écrits poétiques inédits, de dessins et de correspondances. À ces matériaux s’ajoutent une vingtaine de manuscrits de Géo Soetens, son dernier compagnon (ML 15923), des cahiers manuscrits de Maurice Carême (ML 15925) et plus de deux cents documents relatifs à Charles Plisnier, premier lauréat belge du prix Goncourt et proche de la famille Acarin (ML 15934). La bibliothèque d’Akarova, riche en envois dédicacés de Géo Libbrecht, Maurice Carême ou Roger Bésus, ainsi que des numéros de revues auxquels elle ou ses compagnons de route ont contribué, complète l’ensemble. 

C’est durant les vingt dernières années de sa vie, à partir des années 1980, qu’Akarova se met à l’écriture poétique. Les carnets qui en résultent (ML 15922) sont hauts en couleurs : l’octogénaire y consigne son rapport à la vieillesse et à ses croyances, et y déploie une vie intérieure souvent empreinte de mysticisme. Le fonds, dans son ensemble, prolonge le geste artistique d’Akarova bien au-delà de la scène. 

Quelques carnets d’Akarova – ML 15922
Akarova, Paroles mystiques, 1955 – ML 15921/0019
Au coeur d’un départ j’ai entrevu le ciel, manuscrit illustré d’Akarova, vers 1980 – ML 15921/0043