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Evénements

Trois logogrammes de Dotremont au Musée de l’Université Kokugakuin 

À l’occasion du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la Belgique et le Japon, le Musée de l’Université Kokugakuin présente du 20 mai au 28 juin 2026 une exposition réunissant œuvres et archives issues des collections belges. Trois logogrammes de Christian Dotremont, conservés aux Archives et Musée de la Littérature, complètent ce parcours. 

L’exposition est organisée par la KU Leuven et l’Université Kokugakuin sous le haut patronage de l’Ambassade de Belgique à Tokyo, qui en assure également le financement. Elle réunit plusieurs ensembles : des estampes japonaises (ukiyo-e) issues des collections des Musées Royaux d’Art et d’Histoire, un vase du potier Miyagawa Kōzan et une boîte laquée offerts à l’inauguration de la Tour japonaise à Bruxelles, ainsi qu’une sélection d’archives diplomatiques conservées aux Archives diplomatiques et aux Archives du Palais. Ces pièces retracent plusieurs moments clés de la relation bilatérale.  

Le parcours se referme sur une sélection de trois logogrammes de Christian Dotremont, présentés comme une ouverture invitant à dépasser le japonisme. Si l’œuvre de Dotremont connaît en Belgique un regain d’intérêt notable depuis plusieurs années, elle demeure peu connue du public japonais. L’exposition tokyoïte saisit l’occasion d’en faire découvrir un échantillon resserré, à travers trois œuvres représentatives : Que le langage se dérange et enrage (1969), Les mots ne sont pas les choses qu’ils disent mais sont des choses évidemment (à tel point que les linguistes ne s’en aperçoivent pas) (1972) et Parcours géographique et géologique d’accidents (1976). 

La sélection scientifique a été établie par la professeure Hisano Shindo (Université Kokugakuin), l’une des rares spécialistes de l’œuvre de Dotremont au Japon, qui assure également l’encadrement scientifique de cette section. L’angle retenu met en tension la fascination de l’artiste pour les calligraphies chinoise et japonaise et son refus explicite d’inscrire ses logogrammes dans la tradition calligraphique. Cette distinction, posée par Dotremont lui-même, structure la lecture des trois œuvres présentées. 

Les logogrammes appartiennent au Fonds Christian Dotremont, propriété de la Fondation Roi Baudouin et en dépôt aux Archives et Musée de la Littérature. L’installation à Tokyo a été assurée par Nathalie Vandeperre, conservatrice des collections Chine-Japon-Corée des Musées Royaux d’Art et d’Histoire.

Crédit image : © Nathalie Vandeperre (MRAH).